the geometry of self

Dans The Geometry of self, l’individu est ressenti comme un édifice, une structure, qui soumis au jeu perpétuel de tension et compression qui s’exercent sur lui, se trouve contraint à constamment se réorganiser afin de maintenir son intégrité dans un état d’équilibre mobile.

45′ _ 2 danseuses, 1 musicien _ sur plateau

La sensation utilisée comme point de départ du travail est directement issue de l’expérience personnelle de la chorégraphe. La convergence d’un ensemble d’images issus de champs variés vient nourrir son imaginaire et illustrer ce ressenti : le concept de tenségrité en architecture, la capacité du corps à se réorganiser afin de maintenir dynamiquement l’intégrité de sa structure, etc …

Dans la pièce, deux figures mettent en jeu leur propre capacité de réorganisation et explorent différents degrés d’adaptation. D’abord dans un état d’harmonie où l’équilibre parfait et le déséquilibre absolu ne font qu’un, elle atteignent petit à petit à un état proche de la crise, seuil de rupture au delà duquel l’assimilation, l’adaptation ou la réorganisation n’est plus possibles et l’équilibre ne peut plus être retrouvé. Cet état de crise où les figures sont placées manifeste la violence perçue de l’individu dans sa relation au monde dans lequel il évolue.

Les différents états traversés dans le spectacle exigent la réorganisation profonde de la structure (physicalité, nature du mouvement, ancrage, rythme, etc.) de chacune des figures à chaque instant. De ces changements perpétuels découlent de nouveaux fonctionnements, même infimes, résultats immédiats de ce qui est vécu.

Création: 27, 28, 29 avril 2012 – Studio Théâtre de Charenton

Diffusion: 11 et 12 janvier 2013 – Théâtre de l’Etoile du Nord (Paris); 28 mars 2013 – Studio le Regard du Cygne (Paris)

Avec: Marie-Charlotte Chevalier et Elodie Escarmelle (danseuses), Benjamin Thuau (musicien). Ainsi que: Janine Harrington (textes et voix), Frédéric Cheli (lumières), Sandrine Baudoin (costumes).

Crédit photo: Estelle Offroy

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